jeudi 4 juin 2020

les boutiques du bourg rue principale (rue des marchands)


R.GAUBERT à La Carneille




Emile Hété à La Carneille 
chaussure sabot



Boutique de vêtements.


L'HOTEL DE FRANCE et  HETE quelques années après. 



Laine Chanteclair et la boucherie 


Coiffeur Olivier en face



la Carneille son Histoire ...




mercredi 13 mai 2020

village de la Berthelottière - histoire

Chaumière normande


BLOG sur LA CARNEILLE : Cartes postales


Il ne suffit pas pour connaître un pays de savoir en apprécier
les monuments et les sites. Il faut aussi en comprendre les habi-
tants. Faisons donc rapidement le tour de l'intelligence normande.

Le peuple de la Province a beaucoup évolué depuis un siècle.
Il était de bon ton, autrefois, dans quelques milieux, de railler notre
paysan acharné sur la glèbe et qui ne se souciait guère des médi-
sants. C'est qu'il était volontiers superstitieux et que certaines de
ses habitudes semblaient puériles aux gens des villes. Mais sa vie,
simple et laborieuse, était intéressante à suivre au cours des sai-
sons de l'année et des événements de la famille. Au lieu de lui faire
une réputation injustifiée de balourd, ses critiques auraient sans
doute mieux fait d'essayer de pénétrer son âme et de s'initier à
ses rudes qualités.
des origines les plus inattendues. Les uns sont évidemment celtiques,
tels ceux qui se rattachent à Velléda (1). D'autres paraissent ins-
pirés des épopées gaéliques et mettent en scène Morgane et le
roi Arthur. Les mythes du Nord, avec leur cortège de fées et de
kotrigans, ont donné- naissance à une foule de récits. Il n'est pas
jusqu'aux Mille et une Nuits qui n'aient fourni quelque aventure


dimanche 10 mai 2020

mois de Mai par Philippe Langlois, 10 mai 1874.

Le meis de Mai, le meis de Mai,
 Y-a-t-i' un mais preferablle?
 Cllos et gardîn, côti et prè,
 Y-a-t-i' rein d'pus agriablle?
 Vive, vive le meis de Mai,
 Vive l'amour et la biautè.


Le meis de Mai, le meis de Mai,
 Rêjouit toute la nature;
 Tout est charmant, tout est parfait,
 Tout à l'envi s'transfigure, Vive,
vive le meis de Mai
 Meis remplli d'amour et d'attrait.

Le meis de Mai, le meis de Mai,
 Comme est que tout se rêville;
 Tout est jouaie et gracieusetè,
 Tout dans sen pus be s'habille:
 Vive, vive le meis de Mai,
 Vive l'amour et la gaitè.

Le meis de Mai, le meis de Mai,
 Est tout remplli d'esperance;
 Opres la fraid le biau solei,
 Opres le deu la rejouissance,
 Vive, vive le meis de Mai,
 De le rveir qui n'a le souhait?

Victor Hugo a fait l'éloge de ce patois de Normandie d'où, à
l'entendre, la langue française serait sortie « comme la fleur de sa
racine a. La louange est belle. Précisons pourtant de suite qu'elle
est incomplète.

Ce n'est pas, en effet, la seule littérature d'oïl qui a germé à
l'ombre de l'étendard de pourpre. Par une rencontre unique dans
l'Histoire, les Normands « constructeurs d'empires  ont présidé
à toute une fermentation intellectuelle qui apparut, en Sicile et
en Angleterre, comme une sorte de Renaissance anticipée.


vendredi 17 avril 2020

Dans les rue de la Carneille au temps jadis faisait appel aux guérisseux


photo des années 30





Il arrivait même que la piété normande honorait de son culte
des Saints imaginaires en leur attribuant des vertus particulières
dont un simple et naïf jeu de mots marquait seul l'origine. En un
pays où le dicton affirmait énergiquement :

a Qui court au mière (médecin) Coun à la bière »

les malades et leurs parents cherchaient dans le ciel des remèdes
moins redoutables que ceux d'ici-bas
Certains de ces rebouteux traitaient leurs malades suivant des
règles absolument différentes. Les uns touchaient le membre blessé
avec une baguette de coudrier. N'allez pas croire cependant qu'il
aurait suffi d'une baguette quelconque. Ce serait une pitoyable
erreur. La tige dont se servaient les praticiens villageois devait
avoir été coupée d'un seul coup lorsque le soleil entrait dans le
signe du Bélier. On plongeait ensuite ses extrémités dans la cire
d'Espagne fondue. D'autres préféraient mettre en contact le membre
brisé avec la partie correspondante de leur propre personne. Pour
les cas exceptionnels, des pratiques particulières étaient prévues.

Pour les autres maux auxquels est sujette l'humanité, l'inquié-
tude paysanne faisait appel aux guérisseux. C'était encore une espèce
d'hommes bien précieuse et entourée de la considération univer-
selle : elle connaissait tant de secrets ! N'était pas, d'ailleurs, guéris-
seux qui le voulait. En outre des connaissances nécessaires à l'exer-
cice de cet art bienfaisant, il était nécessaire que no& gens eussent
la main taupée, c'est-à-dire qu'ils eussent étouffé une taupe dans
cette main, certaine nuit de lune que savaient seuls les initiés.

Les guérisseux possédaient, en outre de leur clientèle humaine,
une clientèle plus nombreuse encore, formée de la foule mugis-
sante, bêlante et abovante des animaux
de taupiers au flair prodigieux. Souvent il a eu recours à leurs
bons offices, souvent aussi il a eu une confiance touchante dans
leurs déclamations et leurs remèdes. L'esprit populaire n'est
cependant pas si simple qu'il ne pourrait le sembler au premier abord.



Herval, René (1890-1972). Auteur du texte .

vendredi 10 avril 2020


BOSMER Pierre  YVER Magdeleine à Carneille, le 10 avril 1700 , 
Répertoire des biens et meubles....




Maison en pierre et en torchis. 

vendredi 3 avril 2020

Culture de Normandie: Dictons normands du mois d'avril.

  • Avril tantôt pleure, tantôt rit!
  • Quand avril commence trop doux, il finit pire que tout.
  • Le premier avril, il faut que le pinson boive au buisson.
  • Quand on a un sou dans sa poche le 1er avril, on en a toute l'année.
  • En avril, s'il pleut le 3 il pleuvra tout le mois.
  • On n'a pas hiberné tant qu'avril n'est pas passé.
  • Le 5 avril, le coucou chante mort ou vif.
  • En avril le sureau doit fleurir, sinon le paysan va souffrir.
  • À la Saint Gautier, jamais le jour entier ne passe sans quelques giboulées.
  • Avril fait la fleur, mai en a l'honneur.
  • Il n'est si gentil mois d'avril qui n'ait son chapeau de grésil.
  • S'il gèle à la Saint Stanislas, on aura deux jours de glace.
  • À la Saint Jules, le mauvais temps n'est pas installé pour longtemps.
  • À la Saint Anicet, le coucou chante s'il ne fait pas trop frais.
  • Quand avril est froid et pluvieux, les moisson n'en sont que mieux.
  • Fleur d'avril ne tient qu'à un fil.
  • Le vent d'avril n'a pas d'asile.
  • À la Saint Théodore fleurit chaque bouton d'or.
  • À la Saint Anselme, dernières fleurs sème.
  • Pluie de Saint Georges, sur cent cerises, il en reste quatorze.
  • Les poussins d'avril sont toujours rabougris.
  • Chaque goutte d'avril en vaut mille.
  • Jamais pluie de printemps n'a passé pour mauvais temps.
  • Saint Marc mouillé au petit jour, c'est de la pluie tout le jour.
  • À la Saint Robert, tout arbre est vert.
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La Carneille - Le Presbytère

jeudi 16 janvier 2020

 

« Nous sommes une entreprise de plâtrerie traditionnelle et de carrelage. Nous utilisons du gypse auquel nous ajoutons de l’eau pour fabriquer le plâtre que nous allons appliquer une fois le piquetage du mur effectué, comme ça se faisait autrefois. Ici, il s’agit de plâtre en voussures (voûtes) aux divers endroits abîmés lors des infiltrations. Nous avons aussi procédé à des raccords sur les murs qui, eux, sont en torchis recouvert de plâtre. Pour les voûtes qui sont en lattis recouverts de plâtre, nous avons dû aussi en changer certains » , explique le chef d’entreprise 





« que la construction de l’église actuelle fut décidée en 1856.  il a été retrouvé d’anciennes factures ( date non connue) qui font état de coût d’aménagement intérieur s’élevant à 20 000 (francs de l’époque ?), contre 80 000 pour la construction !  le budget de restauration est de 10 000 €. En 2019, ce sont les vitraux qui sont restaurés, dont deux réalisés par des maîtres verriers vitraillistes connus, Louis Barillet et Jean Chaudeurge  .»

vendredi 3 janvier 2020

MARIAGE de 1723

L’an de gracee mil sept cens vingt
Trois le septième jour du mois de
Janvier veü lattestation des sieurs Brière, curé de
Durcet qui nous temoigne que les bans ont été faits par trois
Dimanches et auxquels nul ne s’est opposé, veü aussy la
Sentence de l’officialité en date du vingt neuf janvier dernier
Obtenüe en faveur de Gabriele Lefeure contre maistre Jacques
Brière curé de Durcet qui le condamne à délivrer la publication
Des bans audit Lefeure et qui adresse pour la selebration du pres
Ent mariage Mr le prieur de la Carneille je sous signé
Dom Nicolas Henri Paret de BoisAndré, ecuier prestre prieur
Curé de St Pierre et Saint Etienne de la Carneille, chanoine
Régulier de l’ordre Saint Augustin aiant interogé Gabriel
Lefeure et Louise Heudier de la ditte paroisse de Durcet et
Reçû leur mutuel consentement les ay sollennellement
Conjoints en mariage par parole de present en presence des
Parents et de Sebastien Lebas, Fransois Ribelié, Charle Lebreton
De la paroisse de Durcet et Rober Lebas de cette paroisse pris pour
Temoins et leurs ay donné la benediction nuptiale selon
La forme et les ceremonies observées par notre mere Sainte
Eglise .


Dans un mariage à La Carneille, le 7-5-1723 , il est ici indiqué que le futur marié avait du demander et obtenir de l'officialité ne sentence contre le curé de Durcet qui refusait de lui délivrer une attestation de publication de bans
source


Au XVIIIe siècle, 90% des contrats de mariage sont présentés lors de la cérémonie nuptiale, pour la plupart rédigés par un tabellion et d'autres en moins grande quantité (5% environ), sous sceau privé (5% environ). Tous les contrats sont de droit normand dans cette contrée, s'inscrivant dans la Coutume de Normandie. Ils sont souvent écrits par un particulier et portés chez le notaire par la suite. Malgré cela, ils offrent une certaine homogénéité dans leur présentation, gardant cet ordre : 

 Date & lieu Formule 
Etat civil des contractants 
Foy de mariage 
Clause financière 
Consignation - Remplacement 
Clause mobilière Modalités de paiement Bon ménage 
Clauses diverses : - douaire - remport - incompatibilité - promesse de garder l'héritage -reconnaissance d'enfants - contrat d'apprentissage - possessions personnelles du futur - évaluation des biens de l'époux Témoins 

Signatures 
Reconnaissance
 Quittances

mercredi 1 janvier 2020

La Carneille un premier janvier sous Napoleon III

timbre poste oblitéré à la carneille

1 janvier 




panneau cavalier édifié à l'époque

jeudi 21 novembre 2019

Jardiniers de la Création

Il suffit qu’un des frères sorte dans les rues du village de La Carneille pour avoir la confirmation que la communauté s’est parfaitement enracinée dans cette parcelle de Suisse normande. Ce matin, pendant que Paul célèbre la messe à l’EPAHD de Briouze, à 12 km, et que Dominique tond des pelouses dans la commune voisine de Sainte-Opportune, Claude, parti chercher le pain, salue le garagiste, bavarde 5 minutes avec un voisin, échange quelques plaisanteries avec une dame qui vient de temps à autre prier avec eux. Emmanuel, lui, est parti pour la journée à Rouen au titre de son quart-temps en tant qu’aumônier diocésain de l’ACE (Action catholique des enfants). Soutien à l’Action catholique rurale/présence au travail/écologie ; voilà le trépied sur lequel repose la communauté !

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QUATRE TRAVAILLEURS DE LA TERRE La communauté, qui vit au rythme de la nature doit également s’adapter car elle est l’une des rares à compter à parité deux retraités et deux salariés. Dominique partage son temps entre la mairie de Sainte-Opportune le mardi comme cantonnier, une jardinerie à Argentan trois jours par semaine et des travaux de jardinage ou défrichage chez des particuliers. Ce fils d’agriculteurs, titulaire d’un BEP de jardinier qui fut vendeur en jardinerie affirme qu’il est « sensible mais pas moteur » dans cette recherche écologique. Il le dit… tout en préparant artisanalement les yaourts pour la communauté et en racontant qu’il «ne désherbe jamais avec le pulvérisateur ». Le deuxième jardinier salarié, intervenant chez des personnes souvent âgées et veuves, c’est Emmanuel. Ingénieur en agriculture, passionné de botanique, il a suivi une formation en écologie appliquée, a participé à des rencontres avec le groupe de travail «Mode de vie Environnement » de la Conférence des évêques de France, collabore à un blog «Église et écologie » et est membre d’un réseau d’écojardiniers. Il faut l’avoir accompagné dans son carré de terre pour percevoir sa fibre verte. Avec enthousiasme il explique ses essais de permaculture en buttes, montre le filet qui empêche les fraises d’être mangées par les oiseaux, évoque ses projets de mettre des pieds de potiron au pied des piquets, etc. Près de son jardin, il a placardé cette citation du sociologue orthodoxe Michel Maxime Egger: «On ne pourra pas garder et travailler durablement le jardin de la terre sans veiller et cultiver le jardin de notre âme, notre terre intérieure »
(La terre comme soi-même, Labor et Fides, 2012).


«TÉMOINS DU CHRIST AUPRÈS DE NOS FRÈRES LES RURAUX»

Claude, qui a travaillé dans la ferme parentale jusqu’à ses 23 ans reconnaît qu’il est un converti de l’écologie, «bousculé notamment par Laudato Si, mais heureux d’être dans cette aventure ». « Il ne s’agit pas seulement, explique-t-il, d’une question pratique de tri des déchets. Nous sommes des chercheurs autour de la question du Dieu créateur. Nous ne sommes pas venus avec notre drapeau
pour écologiser mais pour vivre l’Évangile avec cet accent particulier. L’écologie est une question de société à laquelle les chrétiens ont à répondre. » La communauté s’implique dans la fête de la Création ou encore dans le groupe «Chrétiens et Écologie dans le Bocage » qui réfléchit entre autres au maintien équilibré des haies sur les terres agricoles. Mais l’essentiel reste la relation à vivre dans la prière et la vie ordinaire avec Dieu et avec les frères ; « expérimenter que le Christ peut nous humaniser l’un par l’autre et être témoin de l’Évangile », commente Claude. Lui joue à la belote dans le club des anciens et a rejoint un groupe de peintres du village. Il est, par ailleurs, engagé dans un groupe œcuménique du Calvados et missionné comme délégué diocésain à la vie religieuse. Quant à Paul, aumônier du CMR (Chrétiens en monde rural) pour le diocèse, disponible comme Claude le dimanche pour célébrer la messe, il se rend régulièrement aux Restos du Cœur à Flers pour aider, donne un coup de main au Comité des fêtes de La Carneille, participe aux rencontres d’un groupe de retraités syndicalistes, et passe beaucoup de temps dans son jardin car «physiquement, explique l’ancien ouvrier agricole, il faut que je travaille ». Avec son accent qui continue à rouler un torrent de cailloux de sa Garonne natale, il déclare : «Bien sûr, on fait son trou partout mais je suis heureux d’être là où le Seigneur m’a tiré. Je le remercie. »

http://france.fmc-sc.org/


SOURCE

mardi 24 septembre 2019

Photos d'anciennes maisons de la cavée dite maisons troglodytes sur notre commune



 Roche ou l'on retrouve les traces de maisons construites a flan de granite.

Ces habitats rustiques s'appuient sur une configuration naturelle géologique, sorte de mur naturelle, dont les ouvertures sont dans des murs maçonnées en moellons de granite.


Une grande photo montre ces maisons vers 1900 dans la cavée.
"dite maisons troglodytes sur notre commune"