jeudi 6 avril 2017

L’an mil sept cent soixante dix huit, le sixyeme jour d’avril

1778 Procès de "civilisation" à la Carneille ou la révolte des femmes à La Villette


Sous l’égide du bailly de la Carneille on trouve d’assez nombreux procès qui portent en marge "Civilisation".
Ces procès sont longs et répétitifs. Extrait de l’un d’eux, voici l’interrogatoire complet d’une des sept accusées.
Malgré le langage juridique, les questions-réponses sont assez jubilatoires et permettent de comprendre l’affaire.
Interrogatoire de Jeanne Bordel, l’aînée

L’an mil sept cent soixante dix huit, le sixyeme jour d’avril, en la chambre du conseil, nous Guy Devaux, sieur de la motte, bailly vicontal civil et criminel de l’ancienne haute justice de la Carneille, juge de police et grenier dudit lieu, présence et assisté de Me Jean Lebailly des Monts, notre greffier ordinaire, en conséquence de notre sentence de décret d’assigné pour estre ouy, rendu à la requeste du sieur des Binettes, le vingt quatre février denier contre Jeanne Bourdel l’ainée et autres, signée, scellée et signiffiée à ladite Jeanne Bourdel par exploit de Chennivière, huissier, du onze mars dernier, controlée au bureau de Condé le treize pour pretter1 l’interogatoire sur les charges contre elles raportée au procès et après avoir de ladite Jeanne Bourdel l’ainée pris et receu le serment en tel cas requis de dire vérité, ce qu’elle a promis faire et à l’interrogatoire de ladite Jeanne Bourdel l’ainée avons procédé en secret et séparément ainsy qu’il ensuit.
Interrogée de son nom, surnom, age, qualité et demeure
A répondu s’apeller Jeanne Bourdel

suite sur http://dozeville.free.fr/spip.php?article455

source dozeville.free.fr/

mercredi 28 décembre 2016

lundi 26 décembre 2016

Almanach de 1845










Almanach de 1845 ou l'on nome Achille Ambroise Bertrand-l'Hodiesnière, médecin et maire de La Carneille il l'est également dans celui de 1841 1843 et de 1844

Il est  membre du conseil général de l'Orne.



Villedieu de Torcy ( Mis de) maire de Durcet

une ballade dans l'histoire de la Carneille en 11 pupitres

Pupitre N°1 le plan
N2
la motte castrale de l'an 1000 par Guillaume de La carneille




                                         N 3
place des quatre portes...



N 4
L'école...

                                                           n5


                                                 N 8



N 9


dimanche 27 novembre 2016

Correspondance de Léon LEGALLOIS

    Lettre carte postale de Léon Legallois



Cimetière militaire de l'Orée de la Forêt Carré, rang, tombe : Tombe 243

P Lefaivre brasseur bouilleur à la Carneille

carafe 
 "P Lefaivre brasseur bouilleur à la Carneille"


Le père Charles Prosper Lefaivre est en livraison avec ses commis



Novembre 1918  -  Création d’une brasserie à Vire.  -  Une brasserie de bière est en train de se monter dans les anciens apprêts Paris, rue Saint-Pierre, par les soins de M. Lefaivre, distillateur à la Carneille. On pense que le nouvel établissement pourra se mettre en marche dans les premiers jours de janvier 1919

1941


ref; http://ecumedemer.voila.net/01vire.htm

chapeaux d'la Carneille

Le Chapelier modiste Cocault Julien donne des cours de fabrication du fameux "chapeaux d'la Carneille" en feutre, coupé cousu, paille, sisal.



Le Melon en feutre de poil de lapin, dit aussi feutre véritable, réalisé sur commande. Tout est cousu main, aucune couture machine soit environs 18h de travail.





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samedi 12 novembre 2016

1916 histoire de Gabriel DALIGAULT et Marcel DAVY

Sont mort pour la France en 1916  les soldats carneillais ; Georges LAINÉ ,  André DALIGAULT  et Marcel DAVY 


Le bois Fumin autour du fort de Vaux


Marcel Davy fut soldat du 67e R.I il a été tué à l'ennemi le  21 juin 1916  à l'age de 20 ans au Bois Fumin à Verdun il repose aujourd'hui à la Nécropole nationale de Douaumont (Tombe n°8770)

le bois Fumin carte de juin 1916

1er - 15 juin 
Retrait du front ; repos au nord de Châlons-sur-Marne. 
À partir du 10, transport par V.F. dans la région de Laheycourt. Repos vers Vaubécourt.
15 juin – Transport par camions à Beauzée-sur-Aire.
20 juin 1916
Dans la nuit du 19 au 20 juin, le 67 ème RI est appelé à occuper le sous-secteur du bois Fumin.
21 juin 1916
Après un bombardement d'une violence inouïe, le 67 RI repousse par trois fois de formidables vagues d'assaut qui essaient en vain de le refouler....
Le 67 RI voit les éléments de sa droite et de sa gauche écrasés, mais, malgré la situation critique, il refuse d'abandonner le terrain, refoule l'ennemi et bientôt les unités voisines, reconstituées, parviennent à rétablir la liaison. Grâce au 67e, la première ligne est conservée intégralement.  +

23 juin 1916
67 RI
Les vagues d'assaut allemandes se ruent de nouveau sur nos lignes avec une fureur extraordinaire. Non seulement elles échouent, mais encore, en les refoulant à la baïonnette, le 67 régiment progresse de 150 mètres.
En plus des souffrances horribles de la soif, le 67e a laissé sur le terrain 14 officiers hors de combat, dont 3 tués et 11 blessés et 1.018 hommes, dont 152 tués, 682 blessés et 184 disparus.

source :http://fumin16.canalblog.com/archives/2011/02/24/23325016.html

http://lagrandeguerre.cultureforum.net/t10949-67-eme-regiment-d-infanterie



André DALIGAULT

Né le 15 mai 1890 à La Héroudière, André fut Domestique  chez Emile Lemarchand en 1906 à La Pélerinière (La Carneille)


Il enrôlé à la mobilisation comme 2ème classe au 101ème RI , il fut tué le 4 Juin 1916 à Verdun, au fort de Tavannes.

Témoignage du caporal brancardier Vanier, du 101e R.I. :
 " Les Allemands nous envoient du liquide enflammé ; une fumée noire entre dans les casemates, le bruit sourd des grenades nous arrive de plus en plus précis ; nous ne pouvons pas respirer ; nous sommes noirs comme des moricauds. Pour avoir de l'air, il faut ouvrir les fenêtres. Avec beaucoup de précautions, nous enlevons peu à peu les sacs de terre qui les protègent. Nous avons de la chance de ne pas voir d'Allemands dans le fossé. Quelques-uns sautent dehors pour pouvoir respirer. Mais il faut rentrer : ordre du commandant de refermer toutes issues. Nous ne sommes pas au bout de nos épreuves : le barrage de droite vient de fléchier. Les Allemands trouvant que nous résistons trop ont pris les grands moyens : avec du pétrole enflammé, ils arrosent les défenseurs et parviennent ainsi à forcer le barrage… Quelques grenadiers nous arrivent avec diverses blessures, les cheveux, les sourcils roussis, plus rien d'humains, des êtres noirs, les yeux hagards, tout ce qui peut être brûlé et brûlé. Grosse émotion… quelques hommes commencent à perdre la tête… "


son frére Gabriel DALIGAULT était lui au 67 èm il vécu jusqu'en 1927, et son autre frère Paul avait  été tué en 1915.


source verdun-detaille