mercredi 13 mai 2020

village de la Berthelottière - histoire

Chaumière normande


BLOG sur LA CARNEILLE : Cartes postales


Il ne suffit pas pour connaître un pays de savoir en apprécier
les monuments et les sites. Il faut aussi en comprendre les habi-
tants. Faisons donc rapidement le tour de l'intelligence normande.

Le peuple de la Province a beaucoup évolué depuis un siècle.
Il était de bon ton, autrefois, dans quelques milieux, de railler notre
paysan acharné sur la glèbe et qui ne se souciait guère des médi-
sants. C'est qu'il était volontiers superstitieux et que certaines de
ses habitudes semblaient puériles aux gens des villes. Mais sa vie,
simple et laborieuse, était intéressante à suivre au cours des sai-
sons de l'année et des événements de la famille. Au lieu de lui faire
une réputation injustifiée de balourd, ses critiques auraient sans
doute mieux fait d'essayer de pénétrer son âme et de s'initier à
ses rudes qualités.
des origines les plus inattendues. Les uns sont évidemment celtiques,
tels ceux qui se rattachent à Velléda (1). D'autres paraissent ins-
pirés des épopées gaéliques et mettent en scène Morgane et le
roi Arthur. Les mythes du Nord, avec leur cortège de fées et de
kotrigans, ont donné- naissance à une foule de récits. Il n'est pas
jusqu'aux Mille et une Nuits qui n'aient fourni quelque aventure


dimanche 10 mai 2020

mois de Mai par Philippe Langlois, 10 mai 1874.

Le meis de Mai, le meis de Mai,
 Y-a-t-i' un mais preferablle?
 Cllos et gardîn, côti et prè,
 Y-a-t-i' rein d'pus agriablle?
 Vive, vive le meis de Mai,
 Vive l'amour et la biautè.


Le meis de Mai, le meis de Mai,
 Rêjouit toute la nature;
 Tout est charmant, tout est parfait,
 Tout à l'envi s'transfigure, Vive,
vive le meis de Mai
 Meis remplli d'amour et d'attrait.

Le meis de Mai, le meis de Mai,
 Comme est que tout se rêville;
 Tout est jouaie et gracieusetè,
 Tout dans sen pus be s'habille:
 Vive, vive le meis de Mai,
 Vive l'amour et la gaitè.

Le meis de Mai, le meis de Mai,
 Est tout remplli d'esperance;
 Opres la fraid le biau solei,
 Opres le deu la rejouissance,
 Vive, vive le meis de Mai,
 De le rveir qui n'a le souhait?

Victor Hugo a fait l'éloge de ce patois de Normandie d'où, à
l'entendre, la langue française serait sortie « comme la fleur de sa
racine a. La louange est belle. Précisons pourtant de suite qu'elle
est incomplète.

Ce n'est pas, en effet, la seule littérature d'oïl qui a germé à
l'ombre de l'étendard de pourpre. Par une rencontre unique dans
l'Histoire, les Normands « constructeurs d'empires  ont présidé
à toute une fermentation intellectuelle qui apparut, en Sicile et
en Angleterre, comme une sorte de Renaissance anticipée.